«J’aurais dû insister pour Bisénius»
Avec le recul et cette montée à l’échelon supérieur, le T1 d’Engis regrette de ne pas avoir fait le forcing pour conserver son gardien.
Kevin Bisénius, en stoppant encore deux penaltys à Aubel (il en avait déjà arrêté trois à Geer), et en se montrant solide et efficace tout au long de la saison, a été un des grands artisans de la montée d’Engis en P1. Une P1 que, paradoxalement, le portier ne connaîtra pas puisqu’il évoluera la saison prochaine à Seraing Athlétique, en P2. «Nous avons décidé de faire confiance à Arnaud Gomant, le jeune gardien de Flémalle, mais c’était sans compter sur une montée en P1», explique Jean-François Scarpinati, qui reconnaît «qu’avoir un gardien de l’expérience de Kevin Bisénius n’aurait pas été un luxe. A posteriori, je m’en veux d’ailleurs un peu de ne pas avoir insisté pour qu’il reste avec nous.» D’autres s’en iront aussi comme Schneider et Del Casale (à Seraing Athlétique aussi), Nizet et Carisio (à Oreye), Greatti et Jaajouai (à Verlaine B), Ponzo (à Tilleur), tandis que Santoro est annoncé à Bressoux. «Mais ce n’est pas encore fait», coupe le coach, qui n’a pas perdu espoir de conserver son meilleur buteur. C’est qu’il faudra des gars expérimentés pour défier les formations de l’élite et entourer la jeunesse flémalloise (dont une partie accompagne Fabrice Pavone à Couthuin) «qui devra faire ses preuves et qu’il ne faudra pas brûler», prévient le T1, qui aimerait disposer d’un noyau d’une vingtaine de joueurs. Dont feront partie Lokola (de retour d’Amay), Beldjoudi (de retour de Templiers-Nandrin) et le jeune Lentini (P2 Luxembourg). Mais ce ne sera pas suffisant. Sans savoir que ce qu’il en est du genou meurtri de Duval (on craint une déchirure des croisés), un autre pion important du bloc défensif, quatre ou cinq joueurs devraient encore être enrôlés. C’est en tout cas le souhait du coach.